Natacha Boyata, Ambassadrice pour les Bonnes Manières et pour le Changement de Mentalités, a réagi à une communication circulant actuellement sur les réseaux sociaux et interpellant la population kinoise au sujet de l’insalubrité dans la ville-province de Kinshasa.
Selon elle, le message diffusé présente une incohérence dans la mesure où il semble vouloir dédouaner l’État congolais de sa responsabilité dans la gestion de l’environnement urbain.
« Les comportements d’un peuple sont souvent le reflet des principes, des normes et des orientations fixés par les autorités. Lorsqu’un État établit des règles claires et donne l’exemple à travers des politiques publiques efficaces, cela contribue naturellement à orienter les actions de la population », souligne-t-elle.
Pour l’Ambassadrice, une communication visant à sensibiliser la population kinoise sur les questions d’insalubrité doit respecter le véritable sens de la conscientisation citoyenne. Celle-ci doit encourager une prise de conscience collective autour de la nécessité de préserver l’environnement et d’adopter des comportements responsables.
Toutefois, elle estime que cette démarche ne peut être crédible si elle ne reconnaît pas également les insuffisances observées dans la gestion publique.
« Il serait plus honnête que la communication évoque aussi le laxisme ou l’inefficacité de certaines actions de l’État ou du gouvernorat de la ville-province de Kinshasa dans la mise en place de mesures efficaces pour éradiquer l’insalubrité », affirme-t-elle.
Natacha Boyata plaide ainsi pour une campagne de sensibilisation plus juste et plus responsable, qui mettrait tous les acteurs face à leurs responsabilités : les citoyens, mais aussi les autorités publiques.
Elle propose une approche basée sur une communication claire et sincère autour de quatre dimensions essentielles :
Ce que tu fais : les comportements individuels qui contribuent à l’insalubrité ;
Ce que tu provoques : les conséquences de ces comportements sur l’environnement urbain ;
Ce que l’État ne fait pas : les insuffisances des politiques publiques et des mesures d’assainissement ;
Et ce dont nous nous plaignons : la réalité quotidienne vécue par les habitants de Kinshasa.
Selon elle, seule une communication équilibrée et responsable permettra de mobiliser efficacement la conscience collective et d’encourager un véritable changement de mentalités face au défi de l’insalubrité dans la capitale congolaise.
La Redaction






